INTERVIEW : L’impact du confinement sur l’Institut Juridique d’Aquitaine vu par Bénédicte del Risco, co-directrice de l’IJA

INTERVIEW : L’impact du confinement sur l’Institut Juridique d’Aquitaine vu par Bénédicte del Risco, co-directrice de l’IJA

 

La pandémie de covid-19 s’est abattue sur notre pays, bouleversant nos habitudes de vie, de travail ainsi que toute l’organisation de notre société. Le secteur de la formation s’est aussi vu profondément impacté par le virus puisque les écoles, les collèges, les lycées et les établissements du domaine supérieur ont dû fermer leurs portes depuis le mois de mars, pour  ne rouvrir que progressivement depuis le début du déconfinement. 

 

L’IJA est un établissement dispensant des formations d’assistant.e juridique à la fois à distance et en semi-présentiel (formation blended). 

 

Quel a été l’impact de la crise du coronavirus sur l’IJA ? Les stagiaires ont-ils souffert de la fermeture de l’établissement bordelais ? Le suivi a-t-il pu être maintenu malgré l’éloignement des équipes ? 

 

Réponses de Bénédicte del Risco, co-directrice et responsable de la communication à l’IJA. 

 

Comment se déroule la formation à distance de l’IJA ?

 

Notre formation d’assistante juridique par correspondance se déroule 100% à distance. Cette période de confinement a souligné à quel point l’organisation de la formation à distance est souple et s’adapte au rythme de vie du stagiaire puisqu’il n’y a aucune contrainte de présence, tout l’enseignement se fait à distance. Ainsi, nos apprenants bénéficient d’une souplesse d’organisation pour le suivi de leurs apprentissages tout en étant accompagnés par leurs responsables pédagogiques tout au long de leur cursus. 

 

En cette période de confinement, nous nous sommes rendu compte qu’il y avait de fortes similitudes entre le télétravail et la formation à distance. 

 

Les stagiaires de l’IJA ont-ils souffert de l’isolement engendré par la période de confinement ? 

 

Une formation à distance ne doit pas être synonyme d’isolement. Elle ne fonctionne que si les échanges sont réguliers, que ce soit entre les stagiaires et leurs intervenants et responsables pédagogiques mais également entre les apprenants.

 

Cette période de confinement nous a ouvert les yeux sur le fait que si nous avions été un établissement en présentiel, cela aurait été beaucoup plus compliqué pour nous de maintenir les formations. Notre organisation et les outils que nous mettons en place nous ont permis d’accompagner nos stagiaires exactement comme nous l’aurions fait si cette période de confinement n’avait pas eu lieu. 

 

Nous avions déjà tous les outils pour que tout soit en place pour le suivi des enseignements à distance. 

 

Nous avons dû effectuer certains ajustements au niveau des stages professionnels pour que nos stagiaires ne soient pas pénalisés. Ainsi, certaines périodes de stages ont été repoussées à l ‘été ou à la rentrée de septembre. 

 

L’idée était que les stagiaires souffrent le moins possible de cette situation.

 

Qu’est-ce que la crise du covid-19 a changé pour l’IJA ?

 

Dans le cadre de la formation à distance, nos stagiaires bénéficient désormais de bilans individuels et groupés toutes les 2 semaines en visioconférence pour rompre l’isolement et créer une dynamique dans la formation. Nous avons également voulu multiplier les échanges à la fois avec les intervenants mais également entre les stagiaires.  

 

Concernant la formation en semi-présentiel (blended) qui nécessite une présence physique des stagiaires à l’Institut Juridique,  les jours de présentiel (3 jours par mois) ont basculé sur des classes virtuelles via l’application Zoom. Nous avons maintenu les classes virtuelles tout le long du confinement et également aujourd’hui en période de déconfinement tant que les regroupements de plus de 10 personnes ne sont pas autorisés. 

 

L’IJA va également intégrer les classes virtuelles à la formation à distance. C’est un plus, car cela permet des échanges et du travail collaboratif (partage de documents, mise en commun des dossiers, réponses aux questions…)

 

Pour la continuité des apprentissages, rien n’a vraiment changé puisque les stagiaires suivent une progression pédagogique initiée en début de formation. Ainsi, ils travaillent chaque mois sur des thématiques juridiques définies et les intervenants animent donc les cours à distance en fonction du programme du mois.

 

Les stagiaires ont-ils pu bénéficier d’un accompagnement malgré la fermeture de l’établissement ?

 

Nos stagiaires ont toutes et tous des profils différents et nous avons souhaité les accompagner au mieux pour que cette période se passe sans difficultés. Ainsi, nous avons apporté un suivi adapté à chacun de leurs profils. 

 

Par exemple, les stagiaires mères de familles ont été accompagnées pour mettre en place un planning d’organisation afin de réussir à gérer à la fois leur vie de famille et leur formation d’assistant.e juridique. 

 

Nous les avons conseillées et accompagnées afin qu’elles puissent allier leur vie de famille et leurs études. Durant cette période, elles ont pu gérer les devoirs des enfants et découper leurs journées de façon à ce que certaines plages horaires soient entièrement dédiées à leur formation. L’important était que tous les membres de la famille soient actifs au niveau de l’élaboration du planning afin que tout le monde soit impliqué et respecte l’organisation du travail à la maison.

 

Pour conclure, je dirais que ce temps de confinement n’a pas vraiment affecté les stagiaires puisque le suivi était le même. Notre volonté était de nous focaliser sur l’accompagnement et l’écoute attentive de nos stagiaires afin de leur permettre de maintenir leurs apprentissages de la même façon, dans le but de réussir à obtenir leur certification malgré la crise sanitaire.